"Jazz à Carthage"
by TUNISIANA

du 12 au 16 avril 2005
aux côtes de Carthage


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L’hiver a été si rigoureux cette année que le printemps sera accueilli avec grande allégresse, aux rythmes du jazz, et ce, grâce au premier opérateur privé de téléphonie mobile, Tunisiana.
 
La musique du nouveau monde dans une cité millénaire, tel sera le programme du 12 au 16 avril 2005, puisque Carthage la majestueuse, créera l’événement du printemps en célébrant le Jazz.
En collaboration avec la Municipalité de Carthage, la Municipalité de la Marsa, et l’ONTT, ainsi qu’avec la participation de l’Institut Français de Coopération (IFC), « Jazz à Carthage», dans sa première édition, ne connaîtra ni de timides débuts, ni de demi-mesures puisque toute la ville ainsi que la région respireront le Jazz. Des concerts de qualité, certes, mais également des « Master classes » (le 10 avril à 9h30 à Ennejma Ezzahra), expositions de photos « Citizen Jazz expo » (du 8 au 16 avril 2005 à la galerie Essaadi avec la participation de Mohamed El Hedef , Anis Mili, Malek Lakhoua, Chafik Gaies, Mounir Mabkhout et Salah Jabeur ) et des « Jazz attitudes » incluant des « Jam sessions », des rencontres, pour faire du jazz un art de vivre, et de ce rendez-vous printanier, une immersion dans un monde de musicalité absolue.
 
L’Acropolium, promontoire à la hauteur des vertigineuses carrières des invités de cette édition, accueillera pour l’ouverture, le mardi 12 avril, le « Julien Lourau Quintet - Fire and Forget » proposé parl’Institut Français de Coopération, représentant emblématique de la nouvelle (re)création du jazz en Europe. Cette formation d’artistes accomplis, réunit Julien Lourau, un saxophoniste hors pair - remarqué déjà en 1997 par le public tunisien avec sa première formation, le fameux « Groove Gang » - quatre musiciens de premier plan, Bojan Z au piano (fender rodhes), dont la réputation internationale n’est plus à faire, Daniel Garcia Bruno à la batterie, Eric Löhrer à la guitare et enfin Vincent Artaud à la contrebasse.
Julien Lourau est un paradoxe : très tôt remarqué en tant que saxophoniste exceptionnel, il choisit d’explorer sur ses premiers albums les secrets de la machine à danser et les sentiers de l’électro, mariant rythmes digitaux et musique improvisée l’efficacité « live » imparable. Des centaines de concerts et une tournée mondiale plus tard, il revenait aux sources et à la musique acoustique, entre charge émotionnelle et rigueur formelle, avec The Rise, succession de ballades que coloraient des influences latinos et balkaniques. Avec son tout dernier opus, « Fire and Forget » sorti fin février 2005, qui sera présenté à l’Acropolium, Julien Lourau continue de nous surprendre par la richesse de sa palette musicale.
 
Le mercredi 13 , sans superstition aucune, après « Le pas du chat noir » qui enchanta le public de l’Acropolium au printemps dernier, Anouar Brahem revient à Carthage avec son trio « Astrakan Café ».
Le magicien du Oud, continue à explorer la formule du trio, mais cette fois plus particulièrement du côté de l’orient.
 
L 'infinie musicalité qu 'il met en œuvre avec son compatriote tunisien Lassaad Hosni et le clarinettiste turc Barbaros Erkose rappelle combien sont dérisoires les étiquettes. Au-delà de la forme, de nombreux jazzmen se reconnaîtront dans la démarche développée ici. Maîtrise instrumentale de chaque intervenant, intense écoute mutuelle, compositions superbes. Richesse des atmosphères, parti pris de la sobriété et de l 'intériorité. Tout converge vers une magnificence totalement dépourvue d 'apparat, une poésie existentielle.
 
A sa sortie en 2001, l 'album "Astrakan Café" a suscité un engouement exceptionnel. Il a été hissé en tête des hits jazz dans plusieurs pays d 'Europe, a été classé numéro 1 des ventes jazz en Allemagne et a figuré parmi les disques "world" les plus diffusés par les radios Européennes. S 'ensuivit une tournée de concerts qui amena le trio à travers un long périple en Europe aux Etats-Unis et au Moyen Orient. Le voici enfin à Carthage.
 
Le jeudi 14, Steve Coleman & Five elements , compositeur et saxophoniste alto nous invitera à découvrir une musique qui a su savamment intégrer le funk, la soul et le hip hop au jazz. Ce natif de Chicago a grandi en jouant du R & B et de la funk, en suivant les pas de son premier héros Macéo Parker. En s’installant à New York il plonge dans le Jazz. Il jouera dans plusieurs big bands et collaborera avec, entre autres, David Murray, Abbey Lincoln ou Dave Holland. Philosophe à ses heures et féru de religions et civilisations anciennes, il étudiera longtemps la musique et la culture Yaruba ouest-africaine, au Ghana, dont les influences se ressentent dans ses compositions.
Ayant fondé plusieurs groupes, dont les « five elements » il signe plus de vingt album à son nom, sans compter les innombrables autres qu’il a produit.
 
Le vendredi 15 , le saxophone sera encore à l’honneur avec le compagnon de route de Lionel Hampton et autre natif de Chicago « Johnny Griffin ». Célèbre pour ses solos rapides et lumineux, menés tambours battant et avec une technique quasi parfaite, c’est un des saxophonistes ténors phares du mouvement Hard Bop. Il continue aujourd’hui à éblouir de son talent, faisant régulièrement des tournées mondiales et se produisant régulièrement dans Festivals et grandes manifestations. On peut y entendre le son chaud et rond qui lui est propre et qu’il sait magnifier aussi bien dans les ballades que sur des rythmes endiablés. « Jazz à Carthage » accueillera ce monstre sacré du saxo immédiatement après son concert à l’Olympia de Paris où il passera le 12 avril en compagnie de Kenny Garrett.
 
Et enfin, le samedi 16, avec un changement de salle,la salle Carthage (du Carthage Palace - Marsa Gammarth) avec la légendaire Barbara Hendricks dont la voix en or et le cœur d’or ont fait la renommée. Son talent la pousse à explorer les méandres de la musique sans jamais s’arrêter. Elle est aussi à l’aise dans un répertoire de musique classique, de Gospel ou de Jazz. Elle nous vient pour la première fois avec une formation Jazz, formation saluée lors de son dernier passage au Festival de Jazz de Montreux et primée par un Grammy Award, il s’agit du Magnus Lindgren quartet.
Cette rencontre musicale réalise un trait d’union entre deux générations de jazzmen à savoir le dinosaure Johnny Griffin et le rappeur du jazz Steve Coleman. Le jazz européen sera également à l’honneur avec Julien Lourau un de ceux qui représentent le mieux cette nouvelle scène du Jazz du vieux continent. Tous trois magnifient le saxo, instrument emblématique du jazz.
Une programmation qui sort des sentiers battus pour faire découvrir au public tunisien des artistes qui osent un jazz nouveau et qui, même s’ils sont médiatiquement moins exposés, constituent l’avenir du Jazz et l’assurance de sa pérennité et de son perpétuel renouvellement.
 
Dans le même esprit Anouar Brahem, que l’on serait tenté de classer dans le jazz « ethnique », s’avère inclassable, il nous invite à une musique libérée des carcans et des préjugés, et nous fait découvrir le polymorphisme du Jazz.
 
Néanmoins, "Jazz à Carthage" n’est pas seulement un programme et des têtes d’affiches mais se veut avant tout une rencontre autour du jazz et se vit en interactivité entre artistes et public.
 
Une nouveauté, une émission radio « studio jazz FM » entièrement dédiée à la manifestation sur mosaïque FM. Toute une équipe de jeunes journalistes vous fera partager les coulisses de la manifestation quotidiennement, du 12 au 16 avril de 13 h 30 à 14 h 30.
 
Avec l’exposition de photos « Citizen Jazz Expo », les amoureux du jazz en auront aussi plein les yeux. Ils découvriront à travers la fusion entre le jazz et la photo toute l’ambiance hot du jazz en Tunisie et voyageront dans le temps jusqu’au début des années 70.
 
Grâce aux « Master classes » et aux « Jam sessions », le contact sera établi, afin de permettre aux aficionados du jazz d’étancher un peu plus leur soif et aux musiciens tunisiens de côtoyer des artistes confirmés et d’élargir leur univers musical. C’est également une occasion de découvrir des talents cachés.
 
«Jazz à Carthage by Tunisiana» promet de faire parler de lui longtemps et de perpétuer cette tradition musicale nouvelle dans notre cité millénaire.


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